Nicolas Sarkosy interet emprunt immobilier

Tout emprunteur devait pouvoir déduire se ses impôts pendant cinq ans, un maximum de 750 euros par an pour une personne seule, et 1500 euros par an pour un couple. Cela valait pour les contractés avant ou après le 6 mai 2007



Nicolas Sarkozy renonce à sa promesse de campagne sur les intérêts d’emprunts immobiliers

C’est seulement vendredi que s’achèvera le feuilleton du coup de pouce aux emprunts immobiliers. Son principe général est paru au journal officiel d’aujourd’hui, avec l’ensemble du paquet fiscal. Il s’agit d’une ristourne d’impot égale à 20% des intérêts de l’emprunt pour l’achat de sa résidence principale et ce pendant 5 ans.

Hier, d’après les propos du premier ministre, il semblait assurer que seuls les futurs acquéreurs de leur logement en bénéficierait, avec sans doute aussi ceux qui ont acheté depuis le 6 mai.

Mais depuis ce matin, dans la confusion générale, on ne sait plus très bien si le dispositif complémentaire à venir consistera à relever les plafonds pour les futurs emprunteurs, ou à verser une prime à ceux qui ont déjà emprunté depuis 5 ans. Pour les nouveaux propriétaires des prochains mois, cette aide d’état tomberait à point nommé, car les taux d’intérêt ont commencé à remonter de 0,2% en moyenne depuis juillet 2007 et de 0,6% au total depuis le début 2007.

Dans la presse régionale, à paraitre demain, Nicolas Sarkozy déclare :

"je transforme un ennui en opportunité. Les déductions d’intérêt seront plus importantes pour les nouveaux propriétaires."

Au départ, tout emprunteur devait pouvoir déduire se ses impôts pendant cinq ans, un maximum de 750 euros par an pour une personne seule, et 1500 euros par an pour un couple. Cela valait pour les contractés avant ou après le 6 mai 2007, date de l’élection présidentielle. C’est cette mesure qui a été censurée par le conseil constitutionnel, changement de stratégie. Plus aucun cadeau pour ceux qui ont déjà emprunté, tout devrait être transféré aux nouveaux propriétaires, ceux d’après le 6 mai. Pour ces nouveaux emprunteurs, les déductions passeraient de 300 millions d’euros à 1,8 milliards d’euros.

Désormais, pour un prêt sur 15 ans, il faut s’attendre au minimum à un taux d’intérêt compris entre 4,4 et 4,7%.

Après une semaine d’hésitation, le gouvernement devrait rendre une copie vendredi, sauf revirement de dernière minute, aucun avantage ne sera proposé à ceux qui avaient emprunté avant le 6 mai.

expert comptable

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