Quand Dubaï chute, le monde entier panique

Le malaise de Dubaï handicape les Bourses.

Les effets ne se sont pas faits attendre quand Dubaï a demandé à ses créanciers de lui accorder six mois supplémentaires pour honorer ses dettes. Cette annonce a crée un vent de panique dans le monde de la finance puisque elle provient d’une puissance économique qui avait annoncé depuis le début de la crise être suffisamment solide pour la traverser sans encombre. Plus précisément, la dette de 59 milliards de dollars revient aux deux principales entreprises Dubaï World et Nakheel qui ne peuvent pas respecter la date d’échéance initiale du remboursement. L’annonce est un peu tardive aux yeux des acteurs financiers qui sont obligés malgré eux d’y faire face, et de risquer d’en pâtir. Une suite de dégringolades d’indices boursiers est observée presque instantanément dans le monde entier.

Vendredi, alors que les obligations islamiques ont nettement chuté de 15 %, la Bourse de Shanghaï a baissé de 3,6 %. Un recul de 1,7 % est également constaté pour la Bourse de Hongkong. Quant à Tokyo, la Bourse a reculé de -0,6 % à sa clôture. En Europe comme dans le reste du monde, les échos se sont également fait sentir. En l’occurrence, la Bourse de Londres a chuté de 3,18 % tandis que celle de Paris a diminué de 3,41 % et celle de Francfort de 3,25 %. La Banque d’investissement EFG-Hermes a formulé des craintes relatives à un éventuel impact de l’annonce dans les pays émergents. Elle affirme craindre que d’autres firmes dans ces pays ne reportent également leurs dettes.

Le monde de la finance craint le pire.

Même si Nakheel devait normalement régler sa dette se chiffrant à 3,5 milliards de dollars en décembre 2009, les banques étrangères ne se sont pas inquiétées avant l’annonce, les dettes de l’Emirat étant devenues choses courantes. Pour 2010, Dubaï devrait rembourser 13 milliards de dollars et en 2011 19,5 milliards de dollars. Des banques du monde entier ont investi car elles croyaient que les dettes de l’Emirat étaient de bons placements stables et garantis. Parmi les créanciers de Dubaï World figurent entre autres les grandes banques britanniques, Royal Bank of Scotland, Lloyds et Barclays. BNP Paribas et Crédit Suisse, d’autres créanciers de Dubaï World, sont également concernés par cette demande d’un nouvel échéancier.

Par ailleurs, la réaction de quelques agences de notation était immédiate. Notamment, Moody’s et Standard & Poor’s, qui ont tout de suite revu à la baisse les notes de certaines puissantes entreprises de l’Emirat, à savoir DP World, une filiale de Dubaï World, Emaar Properties, et la compagnie de l’eau et de l’électricité. Le monde de la finance craint le pire. Ne possédant pas de pétrole, Dubaï pourrait chercher des ressources dans ses actifs à l’étranger pour éponger ses dettes. Dubaï a en effet investi en Tunisie et détient plusieurs actions dans de puissantes sociétés telles que Sony et des sociétés d’électricité aux Etats-Unis et en Russie. De son côté, Abu Dhabi pourrait également se séparer de Daimler pour aider Dubaï. Quand un géant tombe, cela crée inévitablement de grosses vagues.

 

Quand Dubaï chute, le monde entier panique

Quand le puissant Dubaï annonce sa chute, c’est la santé économique du monde entier qui en est ébranlée. C’est ce que l'on peut constater depuis que Dubaï Wolrd et Nakheel ont demandé de reporter la date d’échéance du remboursement de leurs dettes de 59 milliards de dollars. Pour Dubaï, la faillite pointe son nez ; dans les marchés financiers, le pire est à craindre.

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