Contribution française au financement du plan d’aide européen

Les rumeurs qui évoquaient une éventuelle sortie de la France de la zone euro sont officiellement démenties. En effet, la France compte participer au financement du plan d’aide décidé à Bruxelles en débloquant la somme de 111 milliards d’euros.

Plan d’aide européen, la France persiste et signe

Le 9 mai dernier, la réunion des ministres desFinances de l’Union européenne a permis de trancher sur la mise en place d’un dispositif spécial visant à garantir la stabilité de l’euro. Ce plan de sauvetage prévoit le lancement d’un fonds de secours à hauteur de 750 milliards d’euros, dont un tiers en provenance du FMI et les deux tiers restants de la part des pays membres. Sur ces 500 milliards d’euros, la Commission européenne débloquera la bagatelle de 60 milliards d’euros en cas de besoin. Les Etats fourniront les 440 milliards restants.

Actuellement, la France se trouve parmi les premiers pays ayant annoncé officiellement sa participation au financement du plan d’aide européen . Avant d’annoncer la décision, la ministre de l’Economie, Christine Lagarde avait pris soin de consulter les autres membres du gouvernement lors d’un conseil des ministres. Le projet de loi qu’elle a présenté prévoit une contribution de la France à hauteur de 111 milliards d’euros en vue de soutenir le Fonds européen de stabilité financière ou FESF.

Participation française au plan d’aide européen, un geste politique

D’après les explications fournies par la ministre de l’Economie, le montant de 111 milliards d’euros est calculé, comme pour les autres pays, en fonction de la quote-part dans la banque centrale européenne, elle est de 20,97 % pour la France qui a malgré tout décidé d’une majoration à hauteur de 20 %. A partir des calculs effectués, chaque pays devrait ainsi s’engager à financer le FESF pour une valeur d’environ 120% de sa quote-part auprès de la Banque centrale européenne.

Après son élaboration par le gouvernement, le projet de loi relatif à la participation française au financement du FESF sera soumis aux parlementaires à la fin de ce mois. Si le projet passe, le gouvernement devra ensuite décider des modalités de participation de la France au niveau de chaque commission des Finances du Parlement. Parallèlement, la ministre de l’Economie se veut rassurante quant aux éventuels impacts de ce projet sur le budget de l’Etat. Selon ses déclarations, ce dispositif s’apparentera plutôt à une mesure politique et n’impactera le budget en aucun cas.