crash immobilier Etats-Unis

krash immobilier aux Etats-Unis

mars 2007

Aux Etats-Unis, la bourse a largement chuté cette semaine. Certaines banques sont au bord de la faillite, il faut dire que le marché immobilier s’est retourné après 6 d’euphorie, ce qui fragilise les sociétés spécialisées dans le crédit au particulier.

C’est la l’incarnation la plus visible du rêve américain, être propriétaire de son logement à tout prix, sans apport personnel, sans un sous en poche, sans salaire régulier, on peut malgré tout emprunter auprès d’un banquier compréhensif pour construire sa maison. Le résultat est impressionnant, les banlieues se développent à l’infini, et 70% des américains sont aujourd’hui propriétaires, mais depuis quelques mois, le miracle a pris fin.

Ces prêts sont dangereux car les taux sont variables, très bas au début, afin de pouvoir acheter la maison, mais rapidement, ils augment de plus en plus, et c’est ce qu’il se passe en ce moment. Les gens ne peuvent plus rembourser.

Les banques spécialisées dans l’octroi de ces prêts à hauts risques sont aujourd’hui au bord de la faillite. La plus célèbre, New Century, a vu sa valeur chuter de 90% à Wall Street, en 4 semaines, semant un vent de panique dans le monde de la finance.

L’économie américaine surf sur une vague immobilière totalement irréaliste, en fait c’est une bulle, et nous assistons en ce moment à son éclatement.

Pour pouvoir prêter encore plus, et gagner encore plus, certains banquiers inscrivaient de faux renseignements sur leurs clients. Les emprunteurs déjà surendettés devenaient comme par enchantement, tout à fait solvables.

Les conséquences de ces années d’euphorie sont aujourd’hui douloureuses. L’an dernier, un million de maisons appartenant à des ménages ruinés ont été saisis. Et en 2007 plus de 2 millions d’américains risquent de perdre leur logement, car ils ne pourront plus faire face à leurs dettes.

Le marché américain ne se porte pas bien

Il y a beaucoup de liquidité dans le monde, ces liquidités sont en partie dans l’immobilier, c’est-à-dire qu’il y a beaucoup de spéculations immobilières, beaucoup de flambée des prix très spectaculaires ; beaucoup de villes dans le monde qui ont pris 200, 300, 500% en 5 6 ans, ce qui n’est pas normal, mais ça ne peut pas durer comme ça.

Une grande partie de la croissance américaine, qui génère une partie de la croissance de la planète, a été liée, au cours des 10 années passées, au boum immobilier.

Si c’est une bulle et qu’elle crève, on risque d’avoir des effets dans l’autre sens. Au Etats-Unis, non seulement les gens se sentent plus riches parce que leurs biens immobilier a augmenté, donc ils dépensent plus.

Tout ça communique assez vite, devient contagieux assez rapidement. Ca viendra peut-être chez nous, probablement par l’Espagne, le Royaume Unis avant la France, mais si ça vient en France, la croissance française aussi a largement été alimentée par le boum immobilier au cours des 5 - 7 années passées, si ça se retourne, il y aura des conséquences.

Une interview a été donnée par le Monde cette semaine par l’ancien économiste de la Maison Blanche Nouriel Roubini, du temps de Bill Clinton, qui dit :

"La probabilité d’une récession de l’économie américaine en 2007 s’est encore accrue. Elle est désormais de 70%. La récession américaine sera cette fois plus longue et plus profonde qu’en 2001."

En 2001, on se souvient du 11 septembre et de l’éclatement de la bulle internet, doit-on s’inquiéter ?

C’est vraiment un phénomène de bulle en ce moment, et un effet de domino, qui peut se répercuter sur Londres, sur Paris, sur beaucoup de pays. On peut donc être très inquiets, puisque les américains en plus sont très endettés, ils n’ont pas d’épargne, en France encore, nous avons la contrepartie de l’épargne qui fait qu’on peut se couvrir d’une certaine manière, mais pour eux ça peut être vraiment la catastrophe.

Est-ce que cette bulle sera de la même ampleur que la bulle Internet ?

Certains affirment que ce sera même pire, ce serait une catastrophe pour l’économie mondiale. Quand la bulle internat a crevé, tout le monde disait qu’il allait y avoir un effet richesse négatif, les gens qui croyaient être riches vont dépenser moins, et on s’est rendu compte à l’époque que ça avait été plus que compensé par le boum de l’immobilier. Ce qui fait que la chute de la bourse n’a pas eu un impact économique aussi redoutable que ce qu’on pouvait penser, c’était la hausse de l’immobilier ; alors si on se retrouve maintenant avec une baisse de l’immobilier, il faut imaginer, dans un monde parfait, que la bourse s’envole pour compenser, c’est pas gagné ! ... et on a pas de matelas de sécurité, donc on est quand même en danger.

Il n’y aura sans doute pas de relais parce que l’immobilier concerne justement tous les agents économiques, alors que la bourse concerne qu’une seule partie des agents économiques, surtout dans un pays comme la France.

Aux Etats-Unis beaucoup de gens sont actionnaires.

 

crash immobilier Etats-Unis

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