Délocalisation : les entreprises françaises préfèrent l’Union européenne

60% des délocalisations effectuées en Europe

Afin de s’adapter à la mondialisation de l’économie, 4,2% des entreprises françaises ont décidé de se délocaliser entre 2009 et 2011. Même si les nations émergentes semblent attirer de plus en plus les sociétés occidentales, les 38% des grands groupes français ont préféré se tourner vers les 15 pays qui ont formé l’Union européenne à ses débuts. 24% se sont installés en Afrique. S’ensuivent les États qui ont récemment intégré l’Union (22%), la Chine et l’Inde ayant accueilli chacun 18% des entreprises délocalisées. Ces chiffres ont été communiqués par l’Insee dans sa dernière publication.

La délocalisation intéresse surtout les importantes entreprises dont les activités sont surtout axées vers l’exportation. Généralement, elles ont déjà des filiales dans d’autres pays. Au cours de ces trois années sur lesquelles a porté l’étude, 8,8% des sociétés qui évoluent dans le secteur manufacturier ont créé des unités de production à l’étranger. Cette solution séduit particulièrement celles qui fabriquent des matériels informatiques, optiques et électroniques. 8,8% d’entreprises œuvrant dans les domaines de la communication et de l’information ont aussi implanté des filiales ailleurs.

Les raisons du choix d’un pays

Les pays émergents, tels que la Chine ou l’Inde, intéressent beaucoup les sociétés qui choisissent la délocalisation en raison de la faiblesse des coûts de production. Cette option leur permet également d’accéder plus facilement à des marchés en forte progression alors que l’économie européenne est en pleine récession. Celles qui ont choisi de s’implanter dans les États qui ont récemment rallié l’Union européenne sont attirées par la compétitivité des coûts salariaux. L’Europe des 15 les séduit aussi dans la mesure où elles bénéficient d’une réduction sur les coûts de production.

Selon l’enquête réalisée par l’Insee, les délocalisations sont à l’origine de 20.000 suppressions d’emploi en France entre 2009 et 2011. Ce chiffre concerne le secteur des entreprises marchandes non financières qui avaient 50 salariés ou plus. Pour ce qui est de l’industrie manufacturière, le phénomène représente 11.500 annulations de postes sur la même période, soit 0,6% du nombre de travailleurs du secteur. Ces chiffres ne relatent pas les impacts négatifs au niveau des emplois chez les sous-traitants.

 

Délocalisation : les entreprises françaises préfèrent l’Union européenne

Pour préserver leur compétitivité et leurs parts de marché, les entreprises ont dû opter pour la délocalisation. Au lieu de s’implanter dans les pays émergents d’autres continents, les importantes corporations françaises privilégient l’Union européenne.

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