economie-dette en europe

Le marché tire-t-il les enseignements de la crise américaine ? Ou bien devrons-nous tous en subir les conséquences ? Cette crainte est un soucis en Europe, où certes la croissance est plus faible, mais repose sur des bases plus stables que celles de l’économie américaine. Une croissance qui permet pour la première fois depuis des années, de renflouer un peu les caisses des pays européens. Et ces recettes inattendues suscitent bien sur des convoitises des investisseurs étrangers. L’Allemagne, par exemple, enregistre cette année son premier excédent budgétaire depuis la réunification. Et déjà, des réductions d’impôts sont évoquées.

Mais le montant de la dette qui s’élève à 1500 milliards d’euros en Allemagne, et plus de 2000 milliards d’euros en France. Nicolas Sarkozy s’est attiré les foudres de l’union européenne en demandant un délai supplémentaire pour le retour à l’équilibre budgétaire de la France. Et selon le CDE, l’Italie risque, malgré une conjoncture favorable, de ne pas maitriser sa dette publique, et de ne pas récolter les fruits de cette croissance. Il faut réagir si nous ne voulons pas que les générations futures paient seuls cette addition. Comment les débarrasser de ce fardeau tout en s’assurant que l’Europe reste compétitive, et en construisant l’une des régions les plus dynamiques au monde ?

La question de la dette publique est entrée au coeur des débats politiques et économique des pays européens.

A quel moment une dette est-elle considérée comme un problème ? Quelles sont les stratégies mises en oeuvre pour la réduire ? Des pays ont connu ces dernières années des niveaux d’endettement très élevés, et ont engagé des réformes importantes, comme la Suède, la Belgique ou l’Italie qui a aujourd’hui la dette la plus élevée d’Europe.

Qu’est-ce qu’une dette publique ?

Pour comprendre ce qu’est une dette, il faut revenir sur quelques notions. Quand on a un budget, et qu’on a une égalité entre les recettes et les dépenses, le budget est dit équilibré. C’est un équilibre budgétaire. Mais il arrive que les recettes ne couvrent pas les dépenses. Le budget est alors déficitaire.

Et que fait-on pour combler un déficit quand on dépense plus que l’on ne gagne ? On emprunte... l’État, les administrations publiques doivent faire face à des dépenses, et investir à plus ou moins long terme. par exemple, dans l’éducation, la recherche, les allocations chômage, des logements, de grands travaux. Et quand elles n’ont pas assez de recettes, quand elles sont déficitaires, les administrations publiques doivent faire des emprunts. Ce qu’on appelle la dette publique, c’est la somme de ces emprunts accumulés au fil du temps. Ce qu’on appelle la charge de la dette, ou le service de la dette, c’est le paiement des intérêts, que l’Etat doit verser chaque année, à ses créanciers. Plus le déficit augment, plus les emprunts sont nombreux, et plus la dette et sa charge augmentent.

Le pays qui aujourd’hui a la tête la plus élevée d’Europe, c’est L’Italie. Le montant de sa dette a dépassé le montant de la production annuelle. Comment l’Italie en est-elle arrivée là ? En septembre 2006, le nouveau gouvernement de coalition de gauche de Romani Prodi, qui succède alors à celui de Silvio Berlusconi, présente sa première proposition de loi de finance. Cette loi veut mettre en place une stratégie de réduction de la dépense publique, tout en allant dans le sens de plus d’équité sociale.

Les Italiens sont tous victime d’une histoire ancienne, celle d’un parti qui pendant des années a gouverné l’Italie sans être inquiété, notamment en utilisant les dépenses publiques et la dette à des fins clientèlistes pour se maintenir au pouvoir.

L’histoire de ces années est gravée dans les chiffres. Le déficit sur le PIB atteignait 8% quand Berlusconi a quitté ses fonctions.

Quels sont les problèmes que posent une dette publique très élevée à un gouvernement qui arrive au pouvoir ?

Le fait d’avoir une dette élevée conditionne de manière significative la politique économique. Lorsque la dette est faible, les marchés ne sont pas inquiets. Lorsque la dette est élevée, les marchés, mais aussi la commission européenne et nos partenaires européens, surveillent de près toutes les décisions de politique économique et de politique fiscale. aujourdh’ui, un pays ocmme l’Italie, risque de perdre, si ce n’est déjà fait en partie, sa souveraineté en matière de politique économique. On ne peut plus décider librement de réduire les impôts et augmenter les dépenses comme peut le faire par exemple la Hollande, et jusqu’à récemment pouvait le faire la France, ou l’Allemagne. On ne peut le faire ça ce serait s’exposer à des sanctions, tout au moins à des réprimandes de la part des commissions européennes, des autres pays européens, mais ce serait surtout risquer une punition de la part des marchés qui, s’ils constataient un comportement indiscipliné de la part de l’Italie, augmenteraient les taux d’intérêts sur la dette publique italienne. On entrerait alors dans un véritable cercle vicieux.

Pour mesurer la dette, on regarde souvent le rapport entre ce que doit l’Etat à ses créanciers, et la production annuelle du pays. Entre la dette publique et le produit intérieur brut (PIB). C’est l’ensemble des productions de toutes les entreprises d’un pays. L’union européenne a fixé des limintes. Le déficit publique annuel doit être inférieur ou égal à 3% du PIB. La dette publique doit être inférieure ou égale à 60% du PIB.

En 2006, la dette de l’Italie s’élève à 106% du PIB, celle de la Belgique à 95%, la dette de la Suède, à 50%, celle de l’Allemagne, à 67%, celle de la France, à 66% du PIB.

En France, au printemps 2005, Thierry Breton, ministre de l’économie et des finances, charge Michel Pébereau, président de la banque BNP Parisbas, de conduire un groupe de réflexion, composé de 20 personnalités sur l’endettement de l’Etat. Les conclusions du rapport sur la dette, sont approuvées unanimement par cette commission pluraliste. Cependant, le débat sur la dette publique, est loin de faire le consensus. Les avis divergent, tant sur le diagnostique, que sur les préconisations.

La situation de la finance publique est très préoccupante. notre dette publique a été multipliée par 5 en euro constants, au cours des 25 dernières années, et elle est passée du 5ème au 2 tiers de notre production nationale. Elle s’élève à plus de 1.100 milliards d’euros. Le paiement de ses seuls intérêts, a absorbé en 2005, l’intégralité du produit del ’impot sur le revenu.

La dette publique française aujourd’hui est à peu près égale à la dette publique américaine, et elle est inférieure à la dette publique moyenne européenne. 66% pour la dette publique française, 66% pour la dette publique américaine, 72% pour la moyenne de la dette de la zone euro. Donc on voit bien, par rapport à ce critère, qu’il n’y a pas d’inquiétude excessive à avoir, en ce qui concerne la France. A dire vrai, ce qui inquiète notamment les auteurs du rapport Pébereau, c’est la capacité qu’a la France de rembourser cette dette publique dans le futur, et donc la capacité qu’auront ces actifs, de faire face au service d ela dette. D’autant que nous sommes dans un pays qui vieillit relativement.

 

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le montant de la dette qui s'élève à 1500 milliards d'euros en Allemagne, et plus de 2000 milliards d'euros en France. En 2006, la dette de l'Italie s'élève à 106% du PIB, celle de la Belgique à 95%, la dette de la Suède, à 50%, celle de l'Allemagne, à 67%, celle de la France, à 66% du PIB.

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