Retards dus à l’Eyjafjöll, les remboursements toujours attendus

Malgré les différentes mesures entreprises, la question relative au remboursement suite aux retards liés à l’éruption de l’Eyjafjöll continue d’alimenter la polémique. Contrairement aux promesses, les remboursements des victimes se font attendre.

Retards dus à l’Eyjafjöll, le médiateur croule sous les dossiers

Les passagers victimes des retards liés à l’éruption de l’Eyjafjöll continuent actuellement leur lutte afin d’obtenir leur remboursement auprès de leur voyagiste. Pour le moment, l’objectif du gouvernement de mettre rapidement un terme à cette affaire ne semble pas aboutir. En effet, afin de régler le litige opposant les voyagistes à leurs clients, le gouvernement a décidé de confier l’affaire à un médiateur : Thierry Baudier.

Selon la déclaration de ce dernier, la cellule mise en place le 4 mai dernier, croule actuellement sous les dossiers. Plus de 10 000 appels ont été reçus. La moitié de ces appels concernent la réclamation de dommages pour des personnes restées bloquées à l’étranger pendant l’éruption du volcan. L’autre moitié concerne les voyageurs ayant vu leur vol annulé. La déception est importante, car pour l’instant, aucun remboursement ni report de séjour n’aurait été accordé.

Les remboursements peinent à venir après les retards dus à l’Eyjafjöll

Sur les 10 000 appels reçus par la cellule de médiation, seuls 1000 dossiers ont été officiellement acceptés. Pour le moment, 60 % de ces demandes ne remplissent pas les conditions de recevabilité. D’après Thierry Baudier, la procédure mise en Å“uvre dans le cadre de cette affaire n’admet comme recevables que les dossiers pour lesquels les négociations effectuées auprès des opérateurs de voyage ont échoué. En déposant son dossier, le voyageur doit fournir la preuve du refus de remboursement du voyagiste.

Sans réponse, le client doit observer une durée de trois semaines après la date de sa demande avant de saisir la médiation. Cette procédure n’assurera pas pour autant leur indemnisation. Si la majorité des demandeurs semble déçue, la médiation a permis à ce jour de dédommager plus d’une dizaine de cas. Reste à savoir si les voyagistes accepteront de coopérer, ces derniers se trouvent en effet en position de force, car aucune loi ne les oblige à dédommager intégralement les voyageurs après une catastrophe naturelle.