Moins de croissance engendre plus de mesures fiscales

des mesures fiscales non adaptées au rythme de croissance

Les économistes estiment que la croissance prévue pour 2011 est trop optimiste en réalité de ce qu’elle sera vraiment. Coup dur, car selon la ministre de l’Économie Mme Lagarde, si les objectifs de croissance ne sont pas atteints la politique d’austérité devra être intensifiée. De ce fait, pour pouvoir équilibrer le budget de fonctionnement de l’état, il va falloir adopter des mesures supplémentaires en vue de réduire les dépenses budgétaires. La raison en est simple, moins de croissance signifie tout simplement moins de profit et par conséquent moins de recettes fiscales pour alimenter le budget de 2011.

La ministre de l’Économie Christine Lagarde a donc annoncé que les prévisions de croissance économique de 2011 allaient être revues à la baisse sous peine d’avoir des conséquences négatives sur le remboursement du déficit public. Les estimations de croissance ont été faites en se basant sur le fait que l’économie est entrée dans une phase de reprise. Toutefois, le rythme de croissance n’augmentera pas comme prévu et le rythme de progression de la croissance sera insuffisant pour diminuer le déficit budgétaire. L’objectif fixé étant de diminuer le déficit public de 15% du produit intérieur brut en deux ans. Selon la ministre de l’Économie, si des mesures fiscales et budgétaires doivent être prises, elles ne doivent pas entraver la progression du rythme de croissance économique de quelque manière que ce soit.

Une révision des mesures d’austérité est-elle nécessaire ?

Bien que les prévisions pour 2011 soient trop optimistes, il n’en reste pas moins que la croissance observée en 2010 semble être en adéquation avec les prévisions. Pour pouvoir réellement et objectivement prévoir la croissance en 2011, il est nécessaire d’avoir en mains les résultats officiels de la croissance réalisée dans le courant du second semestre de 2010. Si la croissance réalisée au second trimestre de 2010 est déficitaire par rapport aux prévisions, il va falloir adopter des mesures d’austérité budgétaires supplémentaires pour résorber le déficit public. Si la croissance escomptée n’est pas atteinte, il est d’ores et déjà à prévoir que les réductions des dépenses budgétaires et fiscales seront intensifiées.

Inévitablement les niches fiscales se verront donc une nouvelle fois diminuées. Bien que rien n’ait été encore officiellement décidé en ce qui concerne le bouclier fiscal, celui-ci est plus que susceptible d’être à nouveau remanié.Toutefois,s’il venait à subir de nouvelles dérogations, ce serait pour combler le déficit public et non plus pour financer le système des retraites comme ce fût le cas la première fois. Selon la ministre de l’Économie, le problème est complexe, car les modifications des lois fiscales doivent se faire avec modération. En effet, non seulement elles pèsent lourd sur les revenus des contribuables, mais en plus elles découragent et font fuir les investisseurs tout cela au détriment de la croissance.

 

Moins de croissance engendre plus de mesures fiscales

La croissance étant plus basse que prévue de nouvelles mesures fiscales et budgétaires s'imposent.

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